Les Églises d’Orient l’appellent aussi « saint Martin le Miséricordieux ». Il est né en Pannonie, l’actuelle Hongrie, sur les frontières de l’empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s’enrôler dans l’armée. Il est muté en Gaule et c’est là, qu’à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau  et dont il apprend durant la nuit que c’est le Christ qui lui a fait cette demande.

Il hésitait à devenir chrétien, il s’y décide enfin. Il quitte l’armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou.

C’est là qu’il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l’ancien soldat devenu chrétien ne s’enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu’à sa mort, à Candes.

Moine-évêque missionnaire, Apôtre de la Gaule, Saint Martin est le premier saint à être vénéré sans avoir subi le martyre. Ses dernières paroles adressées à Dieu: (**) »Seigneur, en voilà assez de batailles que j’ai livrées pour toi. Je voudrais mon congé. Mais si tu veux que je serve encore sous ton étendard, j’oublierai mon grand âge. »
Martin, déjà de son vivant, eut un rayonnement immense qui se poursuit dans son culte après sa mort. De tous ses hauts faits, l’épisode du manteau donné au pauvre reste le plus éclatant, les membres du commissariat chargé de soutenir les militaires (nourriture, vêtement…) ne pouvaient trouver meilleur saint protecteur pour accomplir jusqu’au bout leur mission y compris en faveur du plus humble des soldats, comme s’il s’agissait du Christ.
…Martin conserve, dans son ministère d’évêque, la charité de sa première rencontre avec le Christ. Un jour qu’un pauvre entrait dans la sacristie de sa cathédrale au moment où il revêtait les habits pontificaux, Martin se défit de sa tunique et la lui offrit, au scandale de son pieux entourage…
– « c’est à l’occasion de ce trajet de retour que sur son chemin les arbres et les fleurs refleurirent malgré que ce ne fût pas le moment ce qui nous donna l’été de la saint Martin qui revient à chaque automne au moment souvent appelé par les médias l’été indien. »

 

En ce jour Prions pour demander de contempler en nos frères pauvres le Christ lui-même.

Et de le servir en servant nos frères et méditons l’Evangile pour répondre aux appels du Seigneur dans l’ordinaire de nos vies !

 

De l’Evangile selon Saint Matthieu – chapitre 25, versets 31 à 46

(31)“… Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
avec tous les anges, il s’assiéra sur son trône glorieux.
(32) Toutes les nations seront rassemblées devant lui.

Il séparera les uns des autres
comme le berger sépare les moutons des chèvres :
(33) il mettra les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche.
(34) Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite :
« Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ;
héritez le royaume qui a été préparé
pour vous depuis la fondation du monde.
(35) Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ;
j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ;
j’étais étranger et vous m’avez recueilli ;
(36) j’étais nu et vous m’avez vêtu ;
j’étais malade et vous m’avez visité ;
j’étais en prison et vous êtes venus me voir. »
(37) Alors les justes lui répondront :
« Seigneur,
quand t’avons-nous vu avoir faim,
et t’avons-nous donné à manger ?
ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ?
(38) Quand t’avons-nous vu étranger,
et t’avons-nous recueilli ?
ou nu, et t’avons-nous vêtu ?
(39) Quand t’avons-nous vu malade,
ou en prison, et sommes-nous venus te voir ? »
(40) Et le roi leur répondra :
« Amen, je vous le dis, dans la mesure
où vous avez fait cela pour l’un de ces plus petits,
l’un de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

(41) Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche :
« Allez-vous-en loin de moi, maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges.
(42) Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire.
(43) J’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. »
(44) Alors ils répondront, eux aussi :
« Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim ou soif,
étranger, ou nu, ou malade, ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?»
(45) Alors il leur répondra :
« Amen, je vous le dis, dans la mesure
où vous n’avez pas fait cela
pour l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait. »
(46) Et ceux-ci iront au châtiment éternel,
mais les justes, à la vie éternelle. ..