Dimanche 14 février 2021

6ème dimanche du temps ordinaire, année B

Le 17 février, nous commencerons le temps du Carême

Quand on prononce ce mot, avec ceux de conversion, jeûne et pénitence, certains déjà se disent ou pensent comme l’adage catalan : « C’est long comme le Carême » … Pourtant, pour nous, frères et sœurs, la conversion n’est pas un acte ponctuel de quarante jours mais un état. Nous pourrions dire de nous en parlant d’un chrétien : « voici un être en conversion ». Notre vie chrétienne consiste chaque jour à convertir notre être de plus en plus à être à l’image et à la ressemblance de Dieu. Cette conversion vise à abandonner ce qui nous détourne de Dieu, tout spécialement, ce que nous appelons « le péché » ; nous avons aussi à nous détourner de ce qui conduit au péché et à choisir par la pratique chrétienne et les sacrements et en particulier le sacrement de réconciliation de mieux être et de vouloir être ajusté à Dieu ! Voici pourquoi notre Carême se veut être une entreprise personnelle et communautaire où activement nous prendrons soin de Dieu en nous.

Parmi les préceptes de l’Evangile pour prendre soin de Dieu en nous, l’Eglise insiste sur 3 pratiques fondamentales, le jeûne, la prière et l’aumône.

Le jeûne : il fait prendre conscience que nous sommes des créatures de Dieu, et que le plus vital pour nous est la Parole qui nous vient de Dieu, plus que tout ce que peuvent nous offrir les hommes et la terre. Ce jeûne prend une forme toute particulière pendant les quarante jours, appelés « Carême » qui précèdent Pâques. Pour le chrétien, le jeûne peut prendre une autre forme que celle de la privation de la nourriture, par exemple, jeûner de télévision, d’internet de jeux vidéo, etc., toutes choses qui prennent place dans notre vie et restreignent notre liberté profonde.

La prière permet d’entrer dans une relation personnelle et communautaire avec Dieu et de lui faire des demandes. Il y a bien des façons de prier puisque nous sommes tous différents et que notre relation au Seigneur est unique ; pourtant Jésus insiste bien sur une forme particulière de prière, la prière de demande. L’Eglise nous invite régulièrement à prier ensemble, à la messe le dimanche par exemple, ou lors de rassemblements ou de réunions. Mais la plupart des chrétiens prient « dans le secret », chez eux, en s’appuyant sur la Bible puisque Dieu nous parle à travers elle.

L’aumône nous conduit à partager avec ceux qui sont dans le besoin. Il serait hypocrite de dire à Dieu « Je t’aime » dans la prière ou le jeûne, sans manifester ce même amour à ceux qui nous entourent, en particulier, les plus pauvres qui sont l’image même du Christ : » Et le Roi leur répondra : « amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez
fait. » » (St Matthieu 25,40). Les chrétiens mettent en pratique cette charité de façon personnelle et collective pour que leur charité soit plus efficace.

Vous avez remarqué que pour chacune de ces pratiques, Jésus nous invite à être actif mais discret.

Le bienheureux Charles de Foucauld est un exemple célèbre : élevé dans une famille catholique, il devient agnostique à l’âge de 15 ans, gagné par l’esprit de son temps qui met en avant le progrès scientifique comme unique et vrai moteur de l’humanité et qui promeut tout un courant philosophique dénigrant la foi et discréditant les croyants catholiques. Quelques années plus tard, en l’église Saint Augustin à Paris, il se confessera, retrouvera aussitôt le chemin de la communion et entrera dans une profonde relation d’amour avec le Seigneur et, par Lui, avec tous les hommes. Il écrira : « je veux que ma religion soit une religion d’amour. » Ainsi ce chemin est aussi le nôtre, celui que nous sommes appelés à vivre, chacun à notre manière au contact de tous… Le Seigneur nous rappelle qu’il est la tiédeur. De tiédeur, nous n’en voulons point mais si le Carême commence par l’imposition des cendres le mercredi 17 février il s’achèvera par un feu le samedi saint précédant la résurrection. A quelle tiédeur nous sommes-nous habitués pour que le feu de l’amour divin puisse transfigurer notre vie, notre monde, notre Eglise ?

A chacun, de répondre personnellement à ces appels, aidé par les propositions de notre paroisse (prendre le livret « Nos rendez-vous du Carême à Pâques »)

Bonne route vers Pâques !

Avec mes prières
Père Marc

Je m'abonne à la Newsletter

Je m'abonne à la Newsletter

Je m'abonne à la Newsletter de la Paroisse Sainte-Thérèse.

Merci. Votre adresse e-mail est maintenant abonnée!