Dimanche 18 octobre 2020

29ème dimanche du temps ordinaire, année A

Construire le « nous » de la Maison commune : le chemin de la fraternité

Pour la sortie de la publication de l’encyclique : « Fratelli Tutti » du pape François, le Père Grégoire Catta, directeur du service national famille et société revient – dans son commentaire – sur les notions de « rêve », de « pauvres » et de « dialogue ».
5 ans après Laudato si’, le pape François offre une deuxième encyclique sociale. Après avoir attiré notre attention sur l’urgence du soin à porter à notre Maison commune, il invite à « constituer un ‘nous’ qui habite (cette) Maison commune » (FT 17). Le chemin pour construire ce « nous », c’est celui d’une fraternité universelle « qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite » (FT 1). Fraternité va de pair avec « amitié sociale ». Ce sont comme deux pôles inséparables (FT 142). Le pape rassemble donc ses très nombreuses interventions sur ces sujets depuis le début de son pontificat en un document ordonné qui, sans nul doute, fera date dans le magistèresocial par son ampleur et sa profondeur. C’est une véritable feuille de route pour une vie sociale authentiquement humaine du plan le plus local des relations en famille ou avec ses voisins jusqu’au plan le plus global des relations internationales.

Sources inspirantes
La fraternité n’est pas un concept théorique. Saint François d’Assise l’incarne concrètement dans sa vie et c’est cette figure que propose d’emblée pour en parler le pape qui a choisi son nom.
« Saint François qui se sentait frère du soleil, de la mer et du vent, se savait encore davantage uni à ceux qui étaient de sa propre chair. Il a semé la paix partout et côtoyé les pauvres, les abandonnés, les malades, les marginalisés, les derniers » (FT 2). Saint François n’a pas hésité à aller au-delà des frontières et des barrières de la religion et de la culture pour rencontrer le Sultan Malik-el-Kamil en Égypte, témoignant ainsi d’une fraternité qui va toujours plus loin.
La fraternité, c’est aussi pour le pape, cette inspiration qu’il a trouvée dans sa rencontre personnelle avec le Grand Iman Ahmad Al-Tayyeb et le dialogue qu’il a engagé avec lui (cf FT 5). La déclaration commune signée à Abou Dhabi en 2019 « n’était pas un simple acte diplomatique, mais une réflexion faite dans le dialogue et fondée sur un engagement commun » (FT 5). Elle est citée à plusieurs reprises et l’appel commun à adopter une culture du dialogue est repris en finale de l’encyclique.
Enfin, c’est dans la parabole du Bon Samaritain, présentée et commentée dans le chapitre II, que le pape trouve l’expression la plus parlante de la fraternité pour aujourd’hui afin de mettre en mouvement non seulement les fidèles catholiques mais toute personne de bonne volonté.
La parabole évangélique bien connue, « se présente de telle manière que chacun d’entre nous peut se laisser interpeller par elle » (FT 56). Un homme qui vient au secours d’un blessé abandonné qui lui est totalement étranger. Fraternité concrète au-delà de toute frontière. Fraternité qui est aussi inscrite dans la perspective de liens sociaux institués puisque le samaritain s’appuie sur un aubergiste et son auberge pour agir (cf FT 67). La fraternité n’est pas qu’une question de relations interpersonnelles mais également le chemin du bien commun et de la construction de lien social …

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