Dimanche 11 octobre 2020

28ème dimanche du temps ordinaire, année A

Saint Denis – Premier évangélisateur de l’Île-de-France

Vendredi dernier nous avons fêté saint Denis, cet évêque qui a été donné par le pape
saint Paul-VI comme patron secondaire de notre Diocèse au moment de sa fondation en 1966.

La première mention écrite de son nom figure dans la Vita de sainte Geneviève (récit hagiographique rédigé vers 520, quelques années après la mort de celle qui naquit à Nanterre un siècle plus tôt). L’auteur y affirme qu’il possède une Passion de Denis et assure que sa tombe du cimetière du bourg de Catuliacus (notre actuel Saint-Denis-en-France) était déjà l’objet d’une vénération lorsqu’en 475 y fut élevée par Geneviève la première chapelle qui, au cours des temps, deviendra la basilique que nous connaissons aujourd’hui. D’autres informations viendront au 6e siècle avec les ouvrages de saint Venance Fortunat (évêque de Poitiers) et de saint Grégoire (évêque de Tours).

Ce dernier nous apprend que Denis est l’un des sept évêques ordonnés à Rome par le Pape qui les envoya en mission pour évangéliser la Gaule. Un autre document ancien, un martyrologe, signale qu’il était accompagné du prêtre Éleuthère et du diacre Rustique.

Leur action fut vite efficace et suscita des conversions au christianisme qui entraînèrent la fureur de l’Empereur qui les fit juger et condamner par un envoyé spécial : ils furent tous les trois décapités sur le Mont de Mercure qui dès lors prendra le nom de Mons Martyrum (Mont des Martyrs, Montmartre). Mais Denis se relève, prend sa tête dans ses mains et marche ainsi jusqu’au lieu de sa sépulture.

La littérature hagiographique ancienne connaît bien les saints « céphalophores » (= qui portent leur tête). Cela peut s’expliquer par le fait que furent découverts dans les tombes des martyrs des corps dont la tête était déposée sur leur poitrine ou à leurs pieds. Il faut reconnaître qu’au fil des différents récits apparaissent des
anachronismes : ici l’on fait de Denis un disciple du pape saint Clément et de l’empereur Domitien (fin du 1er siècle), là on l’assimile à son homonyme converti à Athènes par saint Paul (cf. Ac 17, 34), ailleurs à un auteur chrétien du 5e siècle, le Pseudo-Denys, etc.

Les historiens se rejoignent cependant pour dire que Denis est le premier missionnaire venu en Île-de-France y prêcher la foi apostolique et qu’il fut le chef de la petite communauté chrétienne qui se constitua à Paris où les fidèles conservèrent la mémoire de son martyre consécutif à l’une des persécutions du milieu du 3e siècle. Il est donc le premier évêque de notre Capitale.

Le sacrifice du Saint et de ses compagnons est à l’origine de l’Église dans notre région et en faisant mémoire de leur martyre nous faisons mémoire de Celui qui est la source de notre foi, du Christ, le premier à donner sa vie pour leur salut et pour le nôtre.

Dans l’antienne d’ouverture de la messe nous lisons : « Fêtons aujourd’hui dans l’action de grâce l’évêque saint Denis qui planta l’Église de Paris dans son sang. Par lui le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. »
(cf. Is 9, 1).

Saint Denis priez pour nous !

Mgr Yvon Aybram

Je m'abonne à la Newsletter

Je m'abonne à la Newsletter

Je m'abonne à la Newsletter de la Paroisse Sainte-Thérèse.

Merci. Votre adresse e-mail est maintenant abonnée!